Dans les limites
Voilà, quand on ne connaît pas ses limites, quand on surestime ses capacité, quand on se croit plus haut que tous, quand on se vante de réactivité, on se retrouve sur les jantes , pour un mec qui fait du vélo , c’est pas terrible, pour un gars habitué au jogging se trimbaler sur les rotules n’est pas à la hauteur de son ego. Il a été envoyé vite fait à l’hosto, là , on l’a retapé, pour qu’au moins IL puisse partir en vacances au Cap Nègre, ferait mieux de rester au Palais , son état de santé ne lui permet peut être plus de faire des galipettes sur le bord des plages. Le voilà privé de Ray Ban, de vélo et de ses baskets, la pire des sanctions que pouvaient lui infliger les toubibs du Val de grâce. L’actualité va rebondir, une partie des médias très critiques, trop critiques sûrement à son goût, vont finir par le plaindre et louer son hyper activité. L’hyper président est usé, va falloir qu’il s’assagisse, disons, qu’il réfléchisse avant d’agir , la France ne s’en porterait que mieux. On a remplacé la critique de son bilan par celle de son bilan de santé. A mon avis, c’est hors jeu, carton jaune. Les entreprises ferment toujours, le nombre de chômeurs, aux dernières nouvelles du ministère, stagne et la situation économique est calamiteuse , ce qui ne gène nullement son Altesse de poursuivre ses réformes coûteuses et inutiles. Finalement, il s’est rétabli très vite, la France mettra beaucoup plus de temps pour se rétablir après son passage.
Tiens un tramway
Je vais vous narrer une histoire vraie, affolante et significative. Une ville de province vient d’opter pour la construction d’un tramway desservant les quatre directions, nord, sud, est et ouest de la cité. Projet ambitieux, à la pointe des préoccupations écologiques de la municipalité, deux ans de travaux et rien encore ne fonctionne. Mais alors, le centre ville et les artères empruntées par le tracé, ce n’est que désastre, les rues sont encore défoncées, il a fallu modifier les réseaux d’eaux usées, les réseaux de distribution électrique et le réseau d’eau potable. Impossible de circuler , impossible de stationner , les commerces sont à la dérive, les autobus ne peuvent plus emprunter ces voies. Je ne parle pas de coûts, mais, il faudra plusieurs dizaines d’années pour couvrir les frais de cette opération. Et encore, à condition que le nombre d’habitants soient en accord avec les estimations effectuées à l’époque de la décision de lancement des travaux, quand on estime la communauté à 500 000 résidents et qu’en fait on ne dispose que de 150 000 habitants, il y a des dettes à prévoir. De la folie furieuse, un réseau de bus circulant au diester eut été parfaitement adapté à la situation, mais la mode aidant, c’est l’inflation écologique. Si au moins, les ingénieurs avaient eu la présence d’esprit de sectoriser les travaux, en 4 lignes et les installer les unes après les autres, évitant ainsi la multiplicité des nuisances. Mais non, ces messieurs ont voulu tout faire réaliser en même temps. Poussés par les hommes politiques locaux, dont le but était sans doute de recevoir en reconnaissance des administrés des suffrages aux prochaines élections. Un tramway, pas sur que ce soit la panacée en ces temps de disette, surtout pour le commerce de proximité, mais du moment que les politiciens misent sur leurs réélections, où est le problème ?