Actualité, politique, humour
Aujourd’hui je réagis à une émission de télé qui m’a interloqué. Ce n‘ est pas vie ma vie, mais vie le pire de ma vie.
Le monde est fou, enfin certains le sont, ils sont près à prendre des vacances pour vivre les risques sans perte, en vivant par procuration, comme dans un jeu vidéo la vie difficile d’autres. Au Mexique, on vous propose des séjours d’émigrants clandestins, sans papiers ni ressources, à courir dans la nuit par des chemins impraticables à la suite d’un passeur devenu pour la circonstance un GO, rien à voir avec le club Med. Puis pour corser le tout, on simule une attaque de brigands , ensuite une ronde de police américaine, car, il s’agit dans ce scénario de passer la frontière en toute discrétion. Le tout , sans manger, ni boire, quelques heures d’une vie à la dure propre à exciter les nantis.
En Amérique la prise d’otage est devenue mode, on peut se payer le grand frisson d’un kidnapping , avec violence simulée et demande de rançon. La peur est au bout du chemin, paraît qu’il y a un mot qui permet d’arrêter la descente aux enfers. Faut vraiment être malade pour se payer un truc pareil , un rêve de débile qui permet à des malfrats repentis de vivre confortablement.
Occupée par l’armée rouge et par les brutes du KGB pendant plus de 50 ans , faut croire qu’il y a un certains nombre de débiles mentaux qui veulent eux aussi vivre par procuration les sévices que ces brutes infligeaient aux dissidents, peut être par déception de ne pas avoir été dissidents eux même. Ils souscrivent auprès d’un société un séjour dans un ancien bunker russe, transformée en prison soviétique pour y subir les tortures morales et avilissantes dispensées à l’époque par l’occupant. Ces spectacles sont insupportables à toutes personnes raisonnables. Les masochistes sont encore nombreux et eux seuls sont capables d’apprécier ce voyage au delà de la connerie.
Le monde est il devenu sans risque pour que certains s’offrent des vacances de ce genre, se faire peur sans risque, finalement, c’est moins dangereux que le saut à l’élastique. Moins dangereux que la guerre, pas de mort mais la frayeur pour pas cher.
Je me demande quand cette mode arrivera chez nous, car, c’est sur elle viendra. L’appât du gain moteur principal de notre société va permettre l’éclosion d’officines vous emmenant pour quelques heures dans l’enfer des tranchées, de celui des cachots indochinois, dans celui des heures les plus noires de notre histoire et ce pour quelques milliers d’Euros. A vous de vivre les bavures de la républiques sans le risque de la guillotine ni celui du mur des fusillés
Vraiment nos sociétés sont malades, les pauvres le resteront et continueront à souffrir tandis que d’autres pourront se payer l’illusion de la vie dure pendant quelques heures, histoire de connaître, sans risque, les difficultés sans noms supportées par la majorité des peuples de la terre.