Le Sauveur de la planète a trouvé un nouveau cheval de bataille, après la crise de la Géorgie, après la crise financière qui met notre économie en déroute, après ses bonnes paroles sur sa politique économique , le voilà, inspiré par le score de l’écologie aux européennes. Il ne lui en faut pas plus pour se décider à accentuer son goût du spectacle et celui de la répression. Il veut l'ouverture d'une réflexion approfondie sur la création d'une "contribution énergie-climat", comme l'avaient réclamé les écologistes il y a dix-huit mois lors du Grenelle de l'environnement. Ben voyons, du fric à se faire sur les consommateurs, un prétexte écologique en accord avec la demande des français pour le moment. En effet cette taxe devrait renchérir le coût de l’énergie provoquant l’émission de gaz à effet de serre. Pourquoi pas, mais, ce n’est pas ça qui simplifier la reprise des activités industrielles confrontée à une vague de chômage sans précédent. "Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts", certes, mais il le fera tout de même, obligé par le climat , si je puis dire, du moment et surtout grâce à la bonne cause. L’impasse fiscale va trouver son terme, on va taxer le gaspillage des consommateurs, avec des outils si complexes qu’il va falloir embaucher à Bercy, mais en tous cas on ne touchera pas au bouclier fiscal , la seule promesse qu’Il a réussi à tenir pour l’instant. Alors, comme le Grenelle de l’environnement revient à ma mode, on va faire un geste même si ça en décoiffe certains. Les plus pauvres et les plus fragiles bien sur, là, Il vous montre sa première place aux élections et les 28% de son triomphe. Vous avez bien vu, rien ne se perd, rien ne se crée , tout se transforme.