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Par Moustic
HSBC Private Bank a accepté de payer 300 millions d'euros pour échapper à un procès pour "blanchiment de fraude fiscale". Une première en France.
Chacun paraît aux anges. La banque se dit dans un communiqué "satisfaite" et rappelle qu’elle avait reconnu "des faiblesses dans les contrôles de l’époque". Bref, tout le monde respire et quitte les lieux, soulagé. Finalement, seule la grande salle du tribunal est en droit de faire grise mine. Avec ses hauts plafonds, ses larges bancs tant pour les prévenus que pour le public, elle aurait convenu à merveille à un grand procès de l’affaire HSBC.
Vue de la banque la peine est légère , elle grève à peine les gains financiers accumulés par les 1,62 milliards d'euros captés par ses démarches auprès des fraudeurs potentiels.
Au fond, chez les acteurs judiciaires du dossier, l’unique note disonnante face à un tel unanimisme provient de William Bourdon. L’avocat connaît fort bien l’affaire pour avoir accompagné et défendu l’informaticien Hervé Falciani durant des années, de l’Espagne où le jeune homme était placé sous protection, à la Suisse où il était menacé de prison pour vol de données et jusqu’à la France où il tentait d’expliquer sa démarche et de poursuivre sa lutte contre les paradis fiscaux. Simple témoin assisté, lui n'était pas convié à l’audience de mardi dernier.
Le traitement infligé au donneur d'alerte reste tres discret, voire inexistant , sans la moindre marque de respect pour l'intégrité, le civisme et l'honnêteté de Mr Falcini. Il semble que ces valeurs n'aient pas été appréciées par les juges , la raison ne serait elle pas la lèche envers le pouvoir politique.
Visiblement, comme Jupiter notre justice montre beaucoup plus d'intérêt et plus de capacité de compassion pour les riches entrepreneurs , fussent ils impliquées dans une entreprise de fraude fiscale volant par ce fait les ressources d'un état au détriment des plus pauvres.
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